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Brésil show de bola

21/11/2009 5 commentaires

Niteroi, Parque da Cidade
Personne ne connaît Niteroi, grande ville située au nord de la baie de Guanabara juste en face de Rio de Janeiro. Les deux villes ne sont séparées que par un pont de 13km de long.
Niteroi partage donc le même cadre idyllique que la « ville du Christ » et a l’avantage d’être plus sûre que sa grande soeur. Nous passerons deux jours au « parque da cidade », colline surplombant la baie, équipée de deux décollages de vol libre avec vue panoramique sur tout Rio de Janeiro. Alors que Rio est chapeautée par une belle bande de nuage, nous voyons les plages réputées de Copacabana et d’Ipanéma ainsi que le christ rédempteur comme flottant au dessus de la ville. Nous passerons ces deux jours en compagnie de Luciano, ancien pilote de l’armée de l’air reconverti au vol libre. Il habite à l’entrée du parc et nous propose de nous héberger dans sa maison alors que nous le connaissons depuis 5 minutes. Luciano est la personne la plus accueillante que nous aillons rencontré jusqu’à présent. Érudit, il parle un peu le français, adore grattouiller sa guitare et dorloter ses 5 chiens et deux chats. Une atmosphère très sereine règne dans sa maison…
A peine arrivé chez lui nous montons au parc et j’y volerais quelques heures avec la vue dont on parle plus haut. Magnifique! Plus dure sera la chute… Trop sûr de moi (et pour éviter à Asia de venir me chercher à l’atterrissage) je décide de poser au décollage: une rampe de deltaplane de 12m par 12m situé au sommet de la montagne. J’approche de la rampe, je suis pile 15 mètres au dessus et n’avance plus – là je me rends compte un peu tard que le vent est fort-. Si j’accélère, je pourrais dégager du venturi et tout ira bien. Malheureusement, ne connaissant pas bien l’endroit, je ne me rends pas compte que le vent a légèrement tourné, installant une zone de turbulence exactement là où je me trouve. La voile se tord dans tous les sens, ferme à moitié, je perds 13 mètres – le temps de corriger ma voile- elle se réouvre et nous posons « en douceur » dans l’arbre le plus proche de la rampe. Plus de peur que de mal! Je suis suspendu à trois mètres du sol, il est donc facile de sauter hors de la sellette pour regagner le sol. On passera ensuite une bonne heure à dégager la voile de l’arbre – pas facilement, le vent était fort – et elle n’a même pas un accroc.

Le lendemain je revole du même site et pose sur une plage au loin après un sublime vol avec les urubus, toujours avec une vue magnifique sur la baie, l’océan et Rio…

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C’est avec un peu de regret que nous reprenons la route vers Rio. Tout le monde dit que c’est une belle ville, que c’est génial, mais pourquoi ? On se méfie généralement de la pensée globale qui nous déçoit généralement. On sera forcé de constater que c’est aussi valable pour Rio.
Tout le monde connait Rio, tout le monde a déjà vu une photo de la ville surplombée par le christ. Il est vrai que le cadre est absolument splendide et que la baie de Guanabara est l’une des plus belles au monde. Mais la ville de Rio? Belle? Sûrement pas. Le centre est rempli de building sans aucune cohérence architecturale, les rares beaux bâtiments sont noyé dans cette forêt de béton et de verre. A côté desquels pullulent de nombreuses favelas. Il suffit de chercher Rio de J. dans Googlemap pour se rendre compte du « vrai » Rio.

Les plages? Nous dormirons sur Flamengo, une bande de terre gagnée sur la mer. À la plage, l’eau est trouble, il y flotte des déchets en plastiques, au loin on voit les gros cargos qui doivent sûrement être pour quelque chose quant aux légères colorations multicolores de la surface de l’eau… Nous avons – et de loin- préféré les sublimes plages de Bahia.
Il y a un quartier – Santa Teresa – plus joli que les autres, avec de vielles maisons coloniales perché sur une colline (d’après un ami, il y a eu une grande peste à Rio. A cette époque, les bourgeois de la ville ont migré vers les hauteurs pour fuir la maladie).
Nous monterons aussi sur le Corcovado, la montagne du Christ, avec notre véhicule car le train à crémaillère qui mène au sommet est hors de prix. La vue depuis la base de la sculpture est évidemment très belle et on perçoit mieux la cité entre gratte-ciel au bord de mer et favelas plus dans les terres.
Rio est aussi connue pour son site de vol libre « São Conrado ». Là pareil, les pilotes étranger doivent se délester de 20 reals (~8€) pour pouvoir décoller, sans raison valable. Au décollage, l’ambiance est orienté buisness. La plupart des pilotes sont professionnels et proposent des vols en biplace delta ou parapente pour ~250 rs. Ce jour là il fait moche. Le décollage est constamment dans le nuage. Il n’y a pas de visibilité et nous décidons de ne pas décoller pour des raisons évidente de sécurité… Notions que les pilotes «  buisness » ne connaissent pas car ils n’hésitent pas à se mettre en l’air. Le vol dure quelques minutes à peine, sous la grisaille, mais qu’importe si le touriste paye…

A notre avis, Rio de Janeiro est belle de loin, mais loin d’être belle…..
La grisaille aidant, on quitte la métropole pour une plage plus au sud. Au bord de la Praia da Macumba vit Falko un allemand rencontré quelques jours plus tôt au meeting de parapente de Sampaio Correia. Nous sommes à 40km du centre mais encore dans Rio. La plage est belle avec son rocher dans l’océan accessible à pied et ses grosses vagues à surfeur. Falko surfe depuis 20 ans et nous prête une planche. Les vagues sont bien trop grandes pour une première. On arrive même pas gagner le large car chaque 30s déferle un mur d’eau et se brise sur nous. On nage 20 mètres, la vague nous retourne sans pitié et on perd la maigre distance gagnée, ne sachant plus vraiment où se trouve le haut ni le bas en raclant le sable avec les dents. Après deux heures de combat quand un des ailerons s’enfonce dans mon tibia, j’abandonne vite l’idée de me mettre debout sur la planche et sors de l’eau avant qu’une nouvelle vague ne m’agresse. Il faudra qu’on réessaye un jour dans des conditions moins violentes..;o)

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Paraty, trinidade
Notre route continue vers le sud. Dans les environs de Parati se trouve une grande baie aux milles iles qu’il doit être intéressant de parcourir en bateau. Notre véhicule n’étant pas amphibie ( et la grisaille toujours un peu présente) nous nous arrêterons seulement une nuit à Paraty, une des villes les plus anciennes du brésil, à l’époque où l’or du Minas Gerais se déversait dans son port pour être transporté vers l’Europe. Le centre de la ville est bien joli – tout de pierre- et bien touristique aussi. Les plages par contres sont très moyennes, l’eau étant très algueuses ne nous encourage pas à la baignade.

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voici une vue satellite de la baie

Heureusement, non loin de là se trouve Trinidade, un port de pêcheur au bord d’une plage magnifique.

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Le Minais Gerais _ pays du vol libre

Juste avant d’atteindre São Paolo (que nous ne souhaitons pas visiter) nous quittons la côte pour entrer dans les terres. Au nord de la mégalopole se trouve de nombreuses montagnes – à peine plus hautes que les Vosges – qui se prêtent bien au parapente. Nous visiterons deux sites très connus pour leur excellent rendement:
Santa Rita de Sapucai

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et Andradas (Pico do Gavio).
Le pico do Gavio « le pic de l’aigle » est réputé pour ses vols de distance. C’est un site très fréquenté. Il dispose de toute les orientations de vol, on a l’impression de décoller depuis un terrain de golfe tellement l’herbe est rase, régulière et verte. Au décollage – comme souvent sur les sites brésiliens – il y a des sanitaires, un bar, une station météo… Ce jour là, un groupe de suisse en stage cross est présent au décollage. César, le gérant de la pousada (= auberge) située à proximité de l’atterrissage fera un vol de 101 km. Quand à moi, je volerai 4h dans le coin, en posant de temps en temps au décollage et ce jusqu’à la tombée de la nuit.

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Sao paolo _ Iguapé , Ilha Comprida

Après cette escapade vol libre, on contourne São Paolo pour rejoindre à nouveau la côte.
Nous nous arrêterons à Iguapé, jolie petite ville coloniale caché derrière une longue mais fine île accessible via un pont , sur laquelle nous passerons la nuit. Elle sera bien agitée car la tempête secoue notre « maison » comme un poirier. L’angoisse de se faire retourner est présente et la nuit sera courte… Quelle est la vitesse du vent maximum admissible avant la culbute? Nous ne le serons pas cette nuit …

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